Le Blog de Vinsup Les aventures d'un ingenieur en herbe…

5sept/110

Blook : Blog To Book

Hello all,

L'envie d'écrire m'est un peu revenue. Et voilà donc le billet nouveau.

Cela fait un moment, que je voulais écrire un billet sur le sujet du blook. Comprenez Blog to Book.

Si vous avez lu quelques articles précédents, ou que vous suivez ce blog avec assiduité (soyons fou...), vous devez savoir que lors de mes précédents voyages, j'ai tenu des blogs pour que mes proches puissent suivre mes aventures.

Et puis je m'étais promis de transformer ces blogs en livres, de manière à ce que mes amis puissent les lire au coin du feu.

Alors oui, vous pouvez rétorquer qu'un blog existe sur Internet et que c'est le fondement du principe de blog. Et je suis d'accord avec vous, mais je vois aussi un blog, comme une plateforme d'écriture. Et qui dit écriture, peut aussi dire livre. Et puis on n'est pas à l'abri d'un quelconque problème et perdre le récit d'une aventure est toujours dommage, alors autant essayer de le conserver.

Bref, j'ai commencé à regarder le blook, l'année dernière en transcrivant mon blog sur mon séjour en Inde. A cette époque je n'ai pas fait dans la dentelle et j'ai fait des impressions d'écrans de chaque article de mon blog, que j'ai ensuite coller dans un document Word, pour enfin le transmettre à un relieur.

Le résultat est acceptable, mais la qualité est parfois très limite et surtout si l'on veut faire tenir un article en une page, il faut parfois redimensionner l'image et la lecture de l'article devient ardue. Bref, pas top.

Et puis, j'ai recommencé cette année, pour mon blog concernant mon voyage en Californie pour mon stage de fin d'études. Seulement, cette fois-ci je m'y suis pris différemment et j'ai cherché de vraies solutions de blook.

Etant sous WordPress, j'ai fais des recherches sur les forums WordPress américains et j'ai trouvé quelques sites permettant de convertir un blog en livre.

J'ai trouvé une solution nommée Blog2Print :

Blog2Print, vous permet de transformer un blog (WordPress, TypePad ou Blogger) en choisissant la fourchette de date pour laquelle le système va récupérer vos billets (ou la totalité), si ceux-ci doivent être présenté dans un ordre chronologique ou pas, une couverture personnalisée (une dizaines de chois possibles) et de rajouter un petit mot sur la première page du livre. Le système génère ensuite un livre (c'est le but...) modifiable via l'interface web du site.

L'inconvénient, c'est qu'il liste les différents articles les uns à la suite des autres sans changer de page. Je trouve cela dommage. En plus, le système ne récupère que les images incluses dans le corps de l'article (donc les galeries, sous WordPress peuvent aller voir ailleurs.) et que cela coûte un peu cher pour la qualité globale su service.

Et puisj'ai trouvé la pépite du blook : Blurb

Blurb Logo

La société Blurb propose en téléchargement pour Windows et Mac (bon point) une logiciel de création de blook. Ce logiciel, nommé Booksmart, supporte WordPress, TypePad, Blogger etc ...

Je dois quand même vous dire que mon aventure avec ce logiciel a mal commencé, puisqu'il m'était impossible de" slurper" (comprenez aspirer) mon blog. Suite à plusieurs échanges par e-mail avec le support, je leur ai finalement demandé de le" slurper" pour moi et de me l'envoyer. Ces mecs ont fait ça gentiment et m'ont laisser un mail avec un lien YouSendIt, me permettant de télécharger le fichier Booksmart de mon blog. Libre à moi de le mettre en page et tout et tout. Donc mention spéciale pour eux. Big Thumbs Up !

Sinon, le logiciel est intuitif, bien qu'il gagnerait en souplesse sur certains points. Notamment une certaine lenteur générale et la possibilité de redimensionner les champs de textes contenant les articles (qui sont verrouillés pour on ne sait quelles obscures raisons).

Mais globalement le logiciel fait bien son travail en proposant plusieurs format, type de couvertures, mise en page de textes ou de photos et un bon respect global des articles de votre blog.

Là où il a un gros avantage sur ces concurrents (au-delà du service support qui est d'une efficacité rare de nos jours [qui contient notamment une vidéo-tutoriel de 37min]) c'est le prix d'un blook : 40 € pour un livre de 70 pages, contenant des photos et avec une couverture rigide, je trouve que c'est très attractif.

Ayant fini le mien il y a peu, je peux vous garantir que le résultat est très bon.

En plus cela arrive dans un petit carton qui protège bien le blook.

Je m'attendais tout de même à quelque chose un poil plus grand. Il me semblait avoir choisi le format A4, mais ce n'est pas très grave, le confort de lecture est là.

Bien entendu, il y a d'autres solutions, plus cheap, vous générant un PDF de votre Blog, que vous pouvez imprimez vous-même. Mais là c'est service minimum.

Un article un peu long, comme il n'y en a pas eu depuis longtemps, mais qui permet de faire un petit tour de cette activité nouvelle et peu mise en avant (peu documentée donc..) , car ne touchant qu'un public relativement réduit.

J'espère que cela aura éclairé un peu votre chemin vers la réalisation de votre Blook et cela peut être une bonne idée de cadeau.


26août/110

Touriste Professionnel

Ce soir, je me sens d'humeur à écrire un peu sur ce blog, que j'ai un peu laissé tomber en désuétude.

Ce soir, je vais vous parler du dernier livre que j'ai lu durant mes vacances.

Touriste professionnel | L'anti-guide de voyage

Il s'agit de "Touriste Professionnel" de Vincent Noyoux, Stock.

Vincent Noyoux est un auteur de guide de voyages. Et comme il semble qu'il en ait eu un peu marre que son entourage pense qu'il s'agissait du job en or, il a décidé d'écrire un livre.

Ce livre explique donc, ce qui se cache derrière un guide de voyage, comment l'auteur procède pour décrire une ville, région, pays dans ses moindres détails.

C'est frais, drôle, ça se lit rapidement (~200 pages) et on apprend l'envers du décor, qui n'est peut-être pas aussi rose que ce que l'on s'imagine (le guide en train de plonger au large des Maldives dans une eau turquoise, à 30°C et entouré de poissons de toutes les couleurs).

Je vous laisse avec un extrait du chapitre Zen. Chapitre durant lequel, l'auteur décrit une de ses aventures alors qu'il se trouve à Médenine, une grosse bourgade du sud Tunisien.

[...]

A présent je m'apprête à partir, passant une dernière fois en revue tout ce que j'aurais pu oublier de noter. Je cherche... Les horaires de bus ! Voilà ce que j'ai oublié. Voilà ce qui va me faire perdre - mais ça je ne le sais pas encore - quelques hectolitres de sang-froid.

La gare routière de Médenine occupe un grand bâtiment solitaire à la sortie de la ville. Une poignée de bus à l'arrêt évoquent de gros insectes morts devant une fourmilière abandonnée. Les chauffeurs ronflent à l'ombre de buissons rachitiques. Il est 14 heures et règne une chaleur de plus en plus intolérable. Dans le hall désert, j'avise un guichet ouvert. Je m'approche. Un fonctionnaire dort sur une couchette, au fond du bureau. Je me racle la gorge une fois, deux fois, trois fois. Le voilà qui se réveille. Sa chemise blanche est froissée, il se frotte un peu les yeux.

"Bonjour, je travaille pour un guide touristique. J'aimerais savoir s'il y a des bus pour Tunis et Tataouine, et si oui, quels jours de la semaine. J'aimerai aussi connaître les tarifs pour ces trajets."

Le guichetier débraillé se lève, me fixe d'un air hagard et bâille un grand coup. Après un long silence pâteux, il m'indique du doigt un guichet situé à l'autre bout de la salle, puis s'en va retrouver sa couchette.

La chaleur est intenable. Je traverse le hall absolument vide. A cette heure de la journée, toute la Tunisie dort. Toute la Tunisie sauf moi. Je veux mon info et je la veux tout de suite car je tiens à passer la nuit dans un village à trois heures d'ici. Je tape contre la vitre du guichet. Un homme débarque comme par enchantement. C'est un jeune gars souriant, à l'oeil pétillant, à l'esprit vif. Son français est hésitant mais correct.

- Bonjour, je voulais savoir s'il y avait des bus pour Tunis et Tataouine ?

- Oui, oui.

- Quels jours ?

- Tu pars quand ?

- Non, ce n'est pas pour moi, c'est juste pour savoir. J'écris un guide sur la Tunisie. J'ai besoin d'informations pratiques.

- Tu veux un guide ? Moi je peux pas, mais mon frère, il connaît bien la région, il a une boutique au vieux souk et si tu veux...

- Non, non, JE SUIS un guide. J'écris un livre sur la Tunisie.

- Ah, tu te plais la Tunisie, c'est bien. Où tu veux aller ?

- Nulle part. Je veux juste avoir les horaires des bus pour Tunis et Tataouine.

- Ah oui, c'est tous les jours.

- Tous les jours, bien. Et combien y a-t-il de bus par jour ?

- Euh... Six fois.

- Des bus six fois par jours, tous les jours ?

- Oui, tous les jours, et neuf le samedi, et huit le dimanche, et tous les jours, environ huit par jour.

Là, je m'arrête de noter et regarde un peu mieux mon interlocuteur. Il n'a aucune note sous les yeux, aucun papier à lire, aucun cahier d'horaires.

- Vous venez de me dire qu'il y a six bus par jour... C'est six ou c'est huit ?

- Euh... Peut-être six, peut-être huit, comme ça. Le dimanche c'est neuf, le jeudi c'est deux et le lundi c'est deux, et le mardi c'est trois.

La page de mon carnet est maintenant un champ de bataille où les ratures se superposent aux ratures, comme des cadavres empilés. J'essaie de réprimer un début de migraine...

- Ecoutez, vos chiffres se contredisent. On va reprendre dans l'ordre, très calmement. Lundi : combien de bus par jour ?

- Oui c'est ça, des bus par jour, tous les jours, du lundi à dimanche, résume le guichetier dans un grand sourire.

Il n'a pas le droit de ma faire ça. Le hall de la gare est une plaque chauffante sur laquelle je me calcine comme une vieille semelle. Dehors, on entend le souffle lugubre du vent sur le désert brûlant. Ma tête est sur le point d'exploser. Puisant dans d'insoupçonnables réserves de patience, je prends une profonde respiration et tente une dernière fois l'impossible.

- Bien. On s'en fiche des jours. Mais pour Tunis, environ combien de bus par jour ? Combien ? Tunis ? Des bus ? Environ ?

- Huit fois.

- D'accord. Et pour Tataouine ?

- Pareil huit fois et six fois. Et mardi deux fois, et cinq fois pendant ramadan.

C'est trop. Une petite voix m'ordonne de partir vite, très vite avant de commettre quelque chose de grave, comme perforer un homme à coup de stylo-bille. Je plante là mon guichetier, cours comme un dératé jusqu'à la voiture, démarre en trombe, roule à tombeau ouvert à travers la plaine écrasée de soleil, et, juste avant que ma tête explose, freine à fond, ouvre la portière, cours me planter au milieu d'un champ de cailloux et pousse le cris de rage le plus stupéfiant, le plus long, le plus intense et le plus barbare de toute ma vie. Quelque part de l'autre côté des dunes du Sahara, ce cri doit encore retentir. Peut-être inspire-t-il même de terribles légendes à un peuple de nomades, qui sait ?

[...]

 

Si cela vous a plu, vous pouvez l'acheter dans toutes les bonnes librairies ou .


26juil/100

C’est l’été et c’est le bon moment pour un tour du monde

Titre complètement sans inspiration et totalement assumé.

Alors que l'été bat son plein et que je n'ai rien écrit depuis un mois, je souhaitais vous faire partager ma nouvelle découverte musicale.

C'est de l'électro à la française qui date un peu. Ça s'appelle Toop Toop et c'est de Cassius. Je crois que je n'écoute plus que ça depuis quelque jours.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Je sais j'ai des goûts simples...

En fait j'ai découvert cette musique en suivant Guillaume.

Alors c'est une espèce de chanceux, qui a eu la bonne idée de participer au concours organisé par France Soir et qui permettait au gagnant de partir pour un tour du monde en 80 jours.

Il a donc gagné et cela fait presque 2 mois qu'il sillonne le globe terrestre et partage ses aventures (de manière textuel, mais surtout avec des vidéos) sur le blog créé à l'occasion.

Et donc cette musique sert de fond sonore aux épisodes "Guillaume a testé pour vous".

J'invite tous mes amis Icams à aller lire ce blog et regarder les vidéos, cela rappellera forcément des souvenirs à certains (en tous cas, son passage à New Delhi et Agra m'a rendu terriblement nostalgique...). Il est en ce moment en Indonésie.

Et sinon, ce blog n'est pas mort. C'est seulement l'été et étant en phase de recherche d'emploi, j'ai un peu moins de temps pour écrire. D'autant plus que je suis en train de lire un livre qui servira de matière à mon prochain billet.

Keep in touch


1mai/100

Un architecte génial

Yosh,

Si vous passez par là de temps en temps, vous avez pu voir mon intérêt pour Vassily Kandinsky et pour l'art moderne de manière générale.

C'était une des raisons, qui m'ont poussé à aller voir le Guggenheim Museum à New-York l'année dernière. Mais j'y suis aussi allé pour voir l'architecture du bâtiment, conçu par l'architecte américain Frank Lloyd Wright.

Et là bingo, en plus d'avoir des oeuvres d'art accrochées au murs, il y avait cette exposition exceptionnelle retraçant les constructions de cette architecte de génie : Frank Lloyd Wright: From Within Outward.

Commençons par le début :

Frank Lloyd Wright est un architecte américain ayant vécu durant la deuxième moitié du 19ème siècle et jusqu'au milieu du 20ème. Il a fait des études d'architecture et a été engagé par le cabinet d'architecte L. Silsbee puis celui d'Adler et Sullivan. Il travailla sur divers projets de maisons individuelles, qui préfigurait l'avenir de ses constructions et de l'architecture moderne.

Il faut dire que le bougre a une vision de l'architecture complètement différente de ses congénères.

En effet, il déteste les grandes villes et pense que celles-ci ne dureront pas (on était au début du 20ème siècle n'oublions pas...). Pour lui, une habitation est comme un corps vivant, qui doit respirer et jouir d'espace.

C'est en partant de ce postulat, qu'il commença sa série de Prairie Houses. Ce que j'ai retenu lors de cette exposition c'est que ces Prairie Houses étaient des maisons entourées d'un gigantesque espace naturel. Comptez environ 1 hectare par maison. Il est comme ça Frank, il voit les choses en grand.

Mais là où il fait fort, c'est qu'il essaie d'intégrer les maisons dans leur environnement naturel. Il recourt pour cela à de nouveaux matériaux comme le béton et l'acier (je le rappelle, on est au début du 20ème siècle). Il n'utilise pas toujours la même hauteur sous plafond de manière à y faire mieux circuler l'air.

Sur Wikipédia il y a écrit :

Dans cet idéal qui ne recherche pas spécialement à imiter la nature, la forme des parties de la maison doit découler de leurs fonctions, tandis que forme et fonction ne doivent faire qu’un.

Pour arriver à cet idéal, il n'hésite pas à creuser des puits de lumière, qui éclaire tout le bâtiment durant la journée. Un peu comme ce que l'on a au musée Guggenheim.

Ce musée, d'ailleurs, est encore un cran au dessus, puisqu'il est composé d'une unique hélice montante, qui donne accès à différentes salles. Les visiteurs commencent en bas (normal, me direz-vous...) et monte la spirale petit à petit. Ce qui est génial dans ce concept, c'est qu'il supprime les flux inverses. Comprenez que vous ne croisez presque jamais de gens en sens inverse. A la fin de la spirale, il y a un ascenseur, qui vous ramène en bas.

A coté de ça, il est aussi le créateur de la Maison de la Cascade. Une maison au bord de la cascade, que vous avez déjà vu au moins une fois.

Encore une fois, totalement intégrée à son environnement, utilisant de la pierre pour les murs, de larges baies vitrées pour laisser passer la lumière.

Mais cet architecte, considéré par beaucoup comme le plus visionnaire, a eu pleins d'autres idées.

En effet, il refusait l'idée de mégapoles, mais était conscient qu'il fallait un endroit pour travailler. Il avait donc penser regrouper tous les humains dans un lieu unique pour travailler, qui serait entouré de ses maisons individuelles. Pour cela il a imaginé la Mile High Illinois.

Imaginez un peu, en 1956, envisager de construite une tour d'un mile de haut, soit 1600m. C'était complètement dément. D'ailleurs, elle n'a jamais été construite. Il avait même envisager rejoindre les étages supérieurs dans des espèces de soucoupes volantes. Un peu barge sur les bords.

Finalement, la tour Burj Khalifa et ses 828 mètres ça fait petit joueur à côté.

Même si, il y a en projet une tour de un mile de haut en Arabie Saoudite. La tour s'appellera Mile-High Tower.

Un petit graphique à titre de comparaison :

Comme quoi le progrès... fait avancer l'humanité.

Et cet homme ne s'est pas arrêté là (notamment une histoire de planétarium recouvert d'une hélice pour voitures et piétons), mais moi si, et je vous invite à faire vos propres recherches pour en apprendre plus sur cet architecte de génie.

Tchô.


17août/090

Globetrotter ??

Vous vous souvenez de mon article sur l'Expériment. Cette période de 4 mois en totale autonomie que j'ai passé en Inde. Et bien figurez vous que cela m'a donné l'envie de voyager. Pas que je ne voulais pas voyager jusqu'à présent, mais cela ne m'attirait pas plus que cela. Ce séjour en Inde, à vivre tout seul dans un pays, découvrir sa culture, découvrir les gens qui composent ce pays m'a réellement ouvert les yeux et depuis je suis l'homme le plus heureux du monde lorsque je me rends dans un pays étranger.

Ci-dessus, vous pouvez voir une carte des endroits où je suis allé, où j'ai vécu, ou encore où j'aimerais aller. Que des endroits classiques, mais bon il faut bien commencer par quelque chose.


Remplis sous: Moi, Voyage Aucun commentaire